Zone d’observations

Située dans le sud-ouest du département du Rhône, la zone principale d’observations correspond à peu de chose près au bassin versant de la rivière « Le Garon ». D’une superficie de plus de 200 km², cette zone offre divers biotopes propices à l’étude des odonates. Zones fortement urbanisées (St Genis Laval), prairies humides, fleuve (le Rhône), rivière à caractère torrentiel (le Garon), marais, parcs urbains (parc de la Tête d’Or à Lyon), lône du fleuve nous offriront ainsi un terrain de « chasse photographique » aussi divers que varié.

La carte ci-dessous (cliquez pour agrandir) sera mise à jour au fur et à mesure de nos déplacements …

 

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Montagny : A.P.B. des landes et prairie de Montagny

Au sud-ouest de Lyon, à environ une vingtaine de kilomètres, les prairies et landes de Montagny sont situées sur un plateau, à une altitude de 330 mètres. C’est une juxtaposition de milieux secs et de milieux humides qui forment un ensemble varié, à très fort intérêt écologique.

Les landes : Les milieux secs correspondent à des pelouses et landes sèches développées sur des sols peu fertiles composés de roches granitiques, qui à certains endroits affleurent sous forme de chaos de boules dégagés par l’érosion. On distingue plusieurs types de landes comme par exemple les landes à genêt et à callune. Certains oiseaux prairiaux peuvent être présents sur le site : Courlis cendré, Vanneau huppé, Oedicnème criard, Caille des blés, Busard saint Martin, Busard cendré, Engoulevent d’Europe, Bruant proyer.

 

Les prairies et les étangs : Les milieux humides correspondent à des prairies de pâture et de fauche et à des terrains cultivés, parsemés d’étangs. Ils abritent une diversité d’insectes (libellules et papillons) et d’amphibiens (Triton crêté). On trouve aussi de nombreuses plantes protégées comme la Gratiole officinale, l’Ophioglosse vulgaire (langue de serpent) et l’Orchis à fleurs lâches.

 

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Objectif de la réserve naturelle : D’une superficie de 230 hectares, répartis sur les communes de Taluyers, Chassagny et Montagny, cette zone fait l’objet d’un arrêté préfectoral de protection du biotope. Son objectif est la préservation des prairies humides et des landes (milieux privilégiés de vie, de repos et de reproduction d’espèces migratoires aviaires et de flore protégée), ainsi que le maintien de l’agriculture et de la biodiversité en zone périurbaine. 9 espèces d’oiseaux remarquables, 3 espèces d’invertébrés remarquables, 9 espèces végétales remarquables et 1 amphibien d’enjeu européen (le triton crêté) sont ainsi protégés. Le courlis cendré est le symbole de cette réserve.

 

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Vernaison – ZNIEFF des lônes du Rhône

 

Cette vaste zone couvre l’ensemble du lit naturel du Rhône entre le barrage de Pierre-Bénite, au nord, et la pointe sud de l’île de la Table Ronde, en face de Grigny situé en rive droite du fleuve. Il s’agit d’un ensemble fluvial complexe. Il est constitué du lit mineur du fleuve etde l’ensemble des îles créées, au cours des siècles, par la dynamique naturelle du fleuve. Son intérêt écologique repose largement sur l’existence d’une mosaïque d’habitats naturels, des grèves à la forêt alluviale. Cette succession est l’oeuvre d’un processus naturel de rajeunissement des écosystèmes, qui entrave leur évolution inéluctable vers la forêt. L’augmentation du débit réservé transitant dansc ette section du fleuve a permis une amélioration sensible de la qualité du lit mineur. La richesse des milieux naturels issus de cet dynamique fluviale se traduit par la présence d’espèces végétales et animales remarquables. Plusieurs espèces d’orchidées dont l’Orchis bouc, l’Orchis pyramidal et l’Ophrys abeille peuvent être observées dans la partie sud, à l’aval de Grigny. Elles sont accompagnées par l’Epipactis du Rhône, une endémique (c’est à dire une espèce dont la répartition est limitée à une aire géographique restreinte) rhodanienne. L’Ophioglosse (ou « Langue de serpent ») et le Rubanier émergé, plantes protégées en région Rhône-Alpes, sont présents dans différentes mares, tout comme le Pigamon jaune. Le Nénuphar jaune, la Naïade marine et la Petite Naïade ont été également observés. La Patience géante et l’orchidée Spiranthe d’automne se développent en bonne densité. On remarque également une grande diversité en matière de poissons. Outre la Bouvière (espèce considérée comme vulnérable à l’échelle nationale), mentionnons la présence du Chabot et celle du Brochet. Le peuplement ornithologique est particulièrement diversifié puisque, entre -985 et 2000, cent dix-huit espèces d’oiseaux ont été observées : soixante et onze d’entre elles y seraient nicheuses (ceci restant cependant à confirmer pour seize d’entres-elles). Le Milan noir et le Martin-pêcheur d’Europe sont les deux espèces remarquables nichant ici, alors que la reproduction de la Bondrée apivore n’a pu être prouvée, et que l’Hirondelle de rivage n’y est que de passage. LeBihoreau gris, le Faucon hobereau et le Pigeon colombin, présents régulièrement, nichent probablement. Parmi les mammifères, le Castor d’Europe occupe l’ensemble du secteur. Il s’accommode aussi bien du lit mineur que des lônes en rives droite et gauche dufleuve. Plusieurs familles sont présentes. Soulignons enfin la présence de la Crossope aquatique, musaraigne inféodée aux milieux naturels humides, et dont la présence est ponctuelle dans le département. Ce site, localisé en zone urbaine, présente un intérêt particulier. D’une richesse et d’une diversité remarquables, il fait partie de la mémoire des riverains qui y sont particulièrement attachés. Il traduit encore la force du fleuve rappelant aux hommes ce qu’était le Rhône sauvage cher à Clavel.

 

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Taluyers – ZNIEFF du plateau de Berthoud

 

Le plateau de Berthoud s’étend entre les bourgs de Saint-Laurent-d’Agny et de Taluyers, et la zone d’activités proche de la RD 42. L’espace agricole est constitué de champs et de prairies, ponctués de plusieurs bosquets et de quelques vignes et vergers en bordure du site. Les bosquets sont variés : bois de Chêne pédonculé et Charme plus ou moins dégradés, Robinier faux-acacia, petite pinède… Quelques alignements de peupliers d’Italie et des arbres isolés (saules, chênes, etc.) parsèment également les lieux. L’intérêt naturaliste de ce secteur est bien connu des ornithologues en raison des espèces d’oiseaux remarquables qui y nichent. On citera en particulier : le Vanneau huppé, présent par couples ou en bandes, dont le vol acrobatique et les sifflements animent le site ; l’OEdicnème criard, oiseau à l’aspect étrange, rare en région Rhône-Alpes ; le Busard cendré, rapace fin et élégant dont la population est en forte régression ; la Huppe fascié, très bel oiseau aux plumes hérissées, qui devient de plus en plus difficile à observer. D’autres espèces remarquables fréquentent également le site comme la Caille des blés et le Bruant proyer. La plus grande partie de ces espèces est inféodée aux prairies, labours et landes. La présence associée de boisements, même de faible étendue constitue un atout supplémentaire qui apparaît même déterminant pour une espèce comme la Huppe. Ces caractéristiques bénéficient également au Lièvre d’Europe, largement présent sur le secteur. L’intérêt naturaliste du site réside bien ainsi dans la juxtaposition de champs ouverts, de prairies, de bosquets et d’arbres isolés.

 

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Saint-Andéol-le-Château – ZNIEFF des prairies des Echirayes et de la Roche

 

Cette vaste zone peu vallonnée et homogène est située au sud du plateau mornantais, dans l’ouest lyonnais. Elle est donc partie intégrante du site rhodanien le plus riche en oiseaux nicheurs, puisque sur ce plateau environ 140 espèces se reproduisent. Elle se caractérise par une mosaïque de milieux naturels composés essentiellement de landes à Callune et à Genêt à balais insérées dans un large espace agricole où alternent terres labourées et prairies pâturées. Certaine d’entre-elles sont temporairement humides. L’ensemble des formations végétales se développe sur des sables granitiques grossiers, plus ou moins profonds et limoneux. Elle accueille une diversité d’espèces importantes aussi bien en matière d’amphibiens que d’oiseaux. L’existence de différentes mares fonctionnant en réseau aux lieux dits La Pyramide, La Roche, La Joannes, Echirates et Le Vernay, la Jarantonnière, d’origine et d’aspect différents, favorise une richesse élevée en batraciens. La plupart d’entre-elles résultent soit de l’émergence de la nappe phréatique, soit de l’accumulation des eaux de surfaces dans d’anciennes carrières granitiques de taille variable. Elles abritent le Crapaud accoucheur, le Pélodyte ponctué, le Crapaud calamite dont la présence est remarquable. Parmi les oiseaux, l’intérêt naturaliste local est lié à la diversité d’un paysage agricole aux traits bocagers autour d’un bâti dispersé, au sud du plateau mornantais. Des populations plus ou moins abondantes de Bruant proyer, de Caille des blés, d’Engoulevent d’Europe fréquentent assidûment les landes de la Pyramide. L’Oedicnème criard peut être observé un peu partout ici. Discrets, plusieurs couples de Busard cendré (le plus svelte des busards gris) survolent le secteur du Haut-Plan. Ils apprécient pour nicher les prairies de fauche et les vastes parcelles de céréales ou de colza. Le Courlis cendré arrive dès le mois de février, et le Vanneau huppé est une espèce présente aussi bien pendant la période de reproduction, qu’en période hivernale. En cette saison, plusieurs centaines d’oiseaux stationnent sur le secteur. La Bécassine des marais peut être contactée au passage dans les prairies humides ou à proximité des mares. Plusieurs couples de Chouette chevêche (ou Chevêche d’Athéna) ainsi que de Moyen-duc font entendre leurs chants respectifs dès la fin de l’hiver. Cette liste est complétée par la présence d’espèces inféodées au système de polyculture-élevage, comme le Moineau friquet et à un moindre degré le Pigeon colombin. Enfin, s’agissant des mammifères, cette zone abrite une population de Lièvre d’Europe de bonne densité et un petit carnivore peu commun, appréciant les milieux frais et humides, le Putois d’Europe.

 

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Messimy – Les Moulins

 

Le Garon est une petite rivière à caractère torrentiel qui prend sa source dans la combe de Malval à Yzeron dans le Pays Lyonnais, et se jette dans le Rhône à Givors. Son bassin versant compte 27 communes et son cours 32 kilomètres.Les moulins de Messimy situés au bord du Garon ont longtemps approvisionné la région en farine. La captation de l’eau se faisait par biefs alimentés par des petits barrages ( grande et petite levée ) dont certains sont toujours existants. Ces moulins ont aujourd’hui cessé leur activité. L’un d’entre eux abrite aujourd’hui un restaurant.


Le Parc de la Tête d’Or

 

Le Parc de la Tête d’Or, avec ses 117 hectares, est le plus grand parc de France à se trouver au cœur d’une ville. Son nom vient de la tradition selon laquelle un trésor avec une tête de Christ en or y aurait été enfoui. La réalisation du Parc fut confié à Denis Bühler, architecte-paysagiste.Dès ses débuts en 1856, le parc présente la même configuration qu’on lui connaît aujourd’hui, son lac et ses rives, ses immenses allées aux arbres centenaires, sa partie zoologique et botanique (créée en 1865 et 1887 respectivement), seule la roseraie est la partie la plus récente (1961).

 

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